LES TROIS MADELEINE ET L’ECOLE DIAGONALE #intergeneration

A L’Ecole Diagonale, ce jour-là, la classe de 4ème reçoit trois merveilleuses dames pour les écouter raconter leur vie de collégienne. Toutes trois s’appellent Madeleine (dont une Marie-Magdeleine précisément). Elles sont respectivement âgées de 92, 95 et 102 ans.

Toutes trois ont offert deux heures de leur temps à Lucas, Théo, Melvil, William, Iannis, Théo, Maëlys, Anaïs, Sofia, Laura, Lila, Maya, Diego, Manon, Edgar, Tricia et Raphaël. Elles leur ont raconté l’enfance et l’adolescence de petites Parisiennes entre les années 1930 et 1940 : la guerre, les jeux, les meilleures amies, les blouses, leur passion pour la géologie ou pour le grec ancien, les leçons de musique, leurs matières préférées ou détestées. Elles ont partagé des « histoires vraies », et  les ont racontées si bien que les élèves les ont écoutées dans un silence religieux. Ils posent leurs questions sans trébucher, sans s’interrompre ! Les Madeleine(s) les ont transformé en collégiens modèles.

Certains parents se manifesteront pour dire combien leurs enfants ont été touchés et passionnés par cette rencontre. Et du côté de leur professeur, Elisabeth Samama, elle a été fière de ses élèves pour lesquels ces invitées particulières lui feront la confidence : « que ces jeunes sont vifs et charmants ».

C’est un beau souvenir, un souvenir essentiel sur ce que nos aînés ont à nous transmettre, c’est aussi le moyen le plus simple de comprendre que l’âge ne sépare pas les individus et que, Iphone ou pas, réseaux sociaux ou pas, les émotions sont les mêmes à travers le temps. Ce moment a aussi été  l’occasion pour les élèves d’exprimer les liens forts qui les unissent à leurs grands-parents.

Quelques élèves ont écrit des poèmes après la rencontre et ceux-ci ont été intégrés à un recueil…. qui, bien entendu, a été offert aux Madeleine…..

Ci dessous un de ces poèmes écrit par Maëlys Della Gaspera

Trois petites Parisiennes,

Sur le chemin de l’école

Trois petites Madeleine,

Qui chantent et qui rigolent.

 

Leur cartable sur le dos

Sur leur beau petit manteau

La route se faisait à pied

Il fallait se dépêcher !

 

Passer sous la Tour Eiffel,

Sautiller sur les montages,

Ou entrer dans le tunnel,

Faire le tour de la campagne,

Traverser le pont des fleurs,

Et arriver tous juste à l’heure.

 

Au seuil de leur classe

Elles se mirent en « file indienne »

Elles entrèrent et se placèrent face

Au professeur avec peine

Puis s’assirent bien à leur table

Et commencèrent à réciter

Leurs poésies et leurs fables.

 

Elles étaient tout enchantées

Car elles avaient bien travaillé

Et le professeur était content

D’avoir trois adorables enfants.

 

Et soixante-dix ans plus tard

Elles n’ont pas vraiment changé

Elles nous racontent ces histoires

Non, elles n’ont rien oublié

Et nous on les racontera,

À d’autre enfants quand on grandira.

 

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